Rita Hayworth, exquise et douloureuse Balance

Rita Hayworth, née avec un stellium (accumulation de planètes : Soleil, Vénus, Mercure, Lune noire, Nouvelle lune, Part de fortune) dans le signe de la balance.

LA DEESSE DE L’AMOUR (magazine « Life » – 1940)

La Balance est une artiste dans l’âme, elle a le sens du beau et de l’esthétique. Elle dégage elle-même quelque chose de beau, de séduisant, une douceur, une harmonie dans le corps, dans les traits du visage, dans le choix des vêtements qu’elle porte. Elle a de l’allure, de la classe, une élégance naturelle. Indéniablement elle a beaucoup de charme.

Les 6 premiers signes ont déployé leur individualité. La Balance (seul signe du zodiaque qui représente un objet) rencontre l’autre, la collectivité. C’est le signe du milieu, le point d’équilibre entre les 5 signes individualistes et les 5 autres signes collectivistes.

Elle est la garante d’un équilibre entre deux tendances qu’elle respecte avec impartialité. La Balance a la réputation de ne pas choisir, tout simplement parce qu’elle rompt un équilibre si elle le fait. Elle s’adapte sans cesse pour maintenir un échange harmonieux. Elle est le contre-poids, le diapason qui fait que l’ensemble sonne juste.

Elle cherche l’harmonie avec l’autre, l’équilibre entre elle et le monde. C’est dans la relation à l’autre qu’elle va dégager petit à petit ce qui lui appartient en propre, et la connaissance de qui elle est.

Cette relation constante, ce face à face permanent fait d’elle un miroir de projection et par extention la possibilité d’être le reflet d’une société toute entière. A cause de cela et de sa capacité à s’harmoniser à l’ambiance du moment, à l’air du temps, elle peut devenir une icône, un sex-symbole.

Pour se rendre compte du phénomène Rita Hayworth, il faut savoir qu’une expédition a enterré pour la postérité, au pied de la Cordillière des Andes, une copie du film « Gilda ». Film dans lequel, sensuellement, elle enlève… ses longs gants noirs, même pas les deux, un seul ! Scène mythique qui la fit exploser comme une bombe au sommet de l’érotisme au cinéma. Au sens propre comme au sens figuré. Les Américains iront jusqu’à baptiser du nom de Gilda une de leur bombe atomique !

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On vend aussi des disques gravés avec les battements de son cœur…

Un cœur qui « balance » en rythme. Elle se marie offiiciellement 5 fois et aime aussi beaucoup les acteurs avec lesquels elle joue. Son nœud sud en Gémeaux est un papillon mondain qui recherche le plaisir immédiat. Rita s’éparpille, elle plaît, elle séduit. C’est ce qui lui donne le sentiment de vivre.

On ajoute au cocktail (la Balance adore les cocktails…) un Mars en Sagittaire qui est une sacré énergie d’entousiasme, de conquête, par rapport à l’autre. Sa façon d’agir est impulsive, volontaire, ambitieuse. Elle ne fait jamais marche arrière, elle désire ardemment (à chaque fois !)

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Rita est Balance, ascendant Taureau, deux signes gouvernés par Vénus, la planète de la beauté, de l’amour, de l’argent. Avec un Soleil en maison 6 (maison du travail) et un ascendant Taureau, on sait qu’elle va travailler beaucoup et que ça ne sera jamais pour rien. Qu’il y aura chez elle, le goût de l’art de vivre et du luxe. Qu’elle s’attachera à bâtir une situation matérielle avec obstination et persévérance.

Elle gagne son premier salaire de danseuse à 13 ans. Elle a joué dans plus de 60 films. Dans un milieu masculin et machiste, elle réussit à créer sa propre maison de production, et impose un nouveau concept : la participation aux bénéfices d’un film.

A une époque où les starlettes vivent sous la férule d’un Directeur de studio qui décide de tout : du salaire, des tournages, et de leur « location » monnayée à d’autres studios.  Elles sont la « propriété » d’un homme tout puissant qui s’accorde le droit de les mettre au régime, de leur casser les mâchoires, de leur arracher les molaires pour creuser les joues, c’est tellement plus séduisant ! L’implantation de cheveux de Rita Hayworth descendait « trop bas » sur son front, on lui a détruit les racines à coup de séances de torture à l’électricité.

Rita endure, parce qu’un homme qu’elle aime a entrepris de faire d’elle une star. Parce que son père a entrepris de faire d’elle une danseuse. Parce que Orson Wells a entrepris de faire d’elle une actrice. Parce que le prince Ali Khan a entrepris de faire d’elle une Reine.

Elle ne se sent véritablement exister que dans la relation. Elle attend d’être choisie pour être révélée à elle-même.

Les choses se corsent chez Rita, parce qu’elle a un chemin de vie 1-7 (axe des nœuds lunaires) qui insiste et redit que la relation à l’autre est l’enjeu de son incarnation. Qu’il y a à comprendre qu’un rapport à l’autre est possible sans passer par un sacrifice de tout ou partie de soi. Que la relation n’est pas un affrontement, ni un combat, mais un échange dans lequel il est nécessaire de s’engager.

Quoi qu’ils fassent, les hommes la déçoivent. Même quand ils lui offrent un mariage en France « so chic », qu’ils lui refont une garde-robe chez Dior. Qu’ils remplissent la piscine de la villa nuptiale d’un parfum de Guerlain !

J’aurais voulu garder un ton glamour avec Rita Hayworth, mais malheureusement son thème révèle aussi une profonde blessure d’estime de soi et de sa valeur qui attendait réparation. Une blessure tellement grave qu’elle empêche la rencontre véritable parce qu’elle pense au fond qu’elle ne vaut rien et qu’elle n’a rien à donner. Alors elle attend de l’autre qu’il donne pour deux, qu’il répare la blessure immense, qu’il prenne soin d’elle, qu’il la mette au centre de toutes ses attentions. Mais ce n’est jamais suffisant bien sûr parce qu’avant de pouvoir aimer quelqu’un il fallait commencer par s’aimer soi-même.

Il y a pourtant un endroit où sa relation de couple est des plus harmonieuses. Revoyez ses films avec Fred Astaire et Gene Kelly, l’accord y est parfait. Il n’y a pas un seul faux pas dans cette relation idéale de cinéma. Elle était réellement une DEESSE quand elle dansait. (Ô toi ma charmante ! L’amour vient en dansant, La Reine de Broadway).

 

Laurence Decaux

 

Séraphine, des anges et des tableaux

 Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, née le 3 septembre 1864

 

Séraphine a perdu sa mère le jour de son 1er anniversaire et son père pour ses 7 ans. Elle s’est alors tournée vers un père et une mère célestes et a pris l’habitude de communiquer avec eux. Aussi, quand les Anges sont venus lui dire à elle, la domestique, qu’il fallait qu’elle peigne pour la Vierge Marie, elle s’est exécutée.

 

Elle est allée chercher de la peinture ripolin blanche à la droguerie du village, du sang chez le boucher, des fleurs dans les champs, elle a fait bouillir des bettraves et des oignons. Elle a fait ce qu’elle pouvait avec ce qu’elle avait. Née sous le signe de la Vierge, elle a le génie de la récupération. Elle n’aime pas le gaspillage. Elle est débrouillarde. Elle sait trouver une utilité aux choses et faire des assemblages qui tiennent la route. Elle peut faire des merveilles avec peu.

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On croit qu’il y a tout de même quelques traces de peintures à l’huile. Mais personne n’a pu percer le secret de fabrication de sa peinture qui se conserve comme aucune autre. Ses toiles ont un aspect solide et ciré sans contenir de vernis !

Quand une Vierge fait quelque chose, elle le fait parfaitement !

Les tableaux de Séraphine sont une surabondance de fleurs, de fruits, de plumes, de graines dans une impression de  fourmillements, d’amoncellement de détails, qui grouillent de vie. On devine en les regardant qu’ils sont le produit d’une activité soutenue, minutieuse, organisée. Et que Séraphine n’a pas reculé devant l’ampleur de la tâche, ses tableaux atteignant deux mètres de haut.

 

La Vierge est du genre petit à petit en toute modestie, et puis un jour on se rend compte que ce qu’elle a accompli est en fait aussi grand que « la reconstitution d’un brontosaure entier en partant d’un tout p’tit bout de clavicule » (comme Jacques-André Bertrand le remarque avec beaucoup d’humour dans son livre : Le chagrin de la Balance et autres signes).

 

La Vierge est ainsi faîte, elle travaille sans relâche, à la production de quelque chose d’utile. L’ascendant Lion de Séraphine n’est pas pour rien dans sa production artistique, dans son affirmation personnelle, dans sa confiance en elle pour accomplir quelque chose qui lui était totalement inconnu.

Sans cet Ascendant plein d’assurance, une Vierge a une grande humilité et une vague inquiétude quant à sa valeur.

Ce qui est certain avec ce signe, c’est que ses pensées prendront une forme concrète, s’inscriront dans une réalité. Objectivement consciente des limites, elle est économe et prudente parce qu’elle est prévoyante. Elle sépare le bon grain de l’ivraie, le sain du malsain, l’objet utile de celui qui ne l’est pas.

Elle ajuste, elle améliore, elle corrige les excès, elle met en ordre son monde intérieur et le monde extérieur, de sorte que tout soit à sa place. Elle est « habile » avec sa pensée et avec ses mains. Elle cherche à utiliser au mieux ses potentiels, à optimiser ses capacités. Elle a une logique rationnelle, qui cherche la cohérence, l’amélioration, la mise en ordre, le juste, le pur, l’exact, l’essentiel.

Dans l’énergie virginienne trépidante de ce mois de septembre, accordez-vous une respiration en allant voir les tableaux de Séraphine au musée d’art et d’archéologique de Senlis. Offrez-vous un moment hors du temps en vous promenant dans les ruelles de ce village plein de charme. Vous pouvez aussi regarder le film « Séraphine », l’un des plus beaux rôle de Yolande Moreau, fabuleuse comédienne ascendant Vierge.

 

F.O.R.T ou la musique des quatre éléments 

« Si j’étais le feu
Je serais l’eau
Je serais l’air
Moi la terre 

Au-delà du jeu
Du jeu de l’égo…»

 

Voici un extrait du morceau« F.O.R.T. » écrit et enregistré par le quatuor Louis, Matthieu, Joseph et Anna CHEDID. « Fort, c’est la traduction en arabe de Chedid » pour Matthieu Chédid et pour sa sœur Anna, plus connue sous le nom de scène Nach, ce titre est comme le symbole de leur complémentarité : « La lettre F pour le Feu, O pour l’eau, R pour l’air et T pour la terre. »

Les paroles de cette chanson nous rappellent une notion essentielle en astrologie qui est la classification des quatre éléments : le feu, l’air, l’eau, la terre. Cette notion autour des quatre éléments est l’une des bases de la médecine antique qui remonte à la théorie des humeurs d’Hippocrate selon laquelle le corps est constitué des quatre éléments qui correspondent aux quatre qualités (chaud ou froid, sec ou humide) et aux quatre types de tempéraments suivants :

  • Le bilieux ou d’humeur colérique (Feu)
  • L’atrabilaire d’humeur mélancolique (Terre)
  • Le sanguin d’humeur gaie (Air)
  • Le flegmatique d’humeur calme (Eau)

 

Chaque signe du zodiaque correspond à un élément et ces éléments se complètent. Pour vous aider à y voir plus clair, voici quelques notions autour des quatre éléments :

L’élément FEU (Bélier, Lion, Sagittaire), c’est l’énergie d’action qui nous pousse à aller de l’avant, ce feu ardent qui brûle et cherche à s’exprimer avec force, courage et volonté. Derrière cette dynamique, il y a la volonté de créer, d’entreprendre et de s’exprimer avec impact.

L’élément AIR (Gémeaux, Balance, Verseau) évoque tout ce qui est mobile, changeant, volatile, en mouvement. C’est notre capacité à se mouvoir dans l’espace-temps, à s’adapter aux situations de la vie, et c’est aussi cette capacité à se relier à l’autre à travers la communication et les échanges. On est dans le registre de la pensée, des idées, de l’intellect pour ne pas dire du mental.

L’élément TERRE (Taureau, Vierge, Capricorne) est en lien avec la matière, la matérialité. Les personnes marquées par cette énergie aiment construire dans la durée (une maison, une carrière, des relations…), ils ont des qualités de détermination, de persévérance car ils souhaitent que leurs efforts s’inscrivent solidement dans le temps.

L’élément EAU (Cancer, Scorpion, Poissons) régit le monde des sens et parle  de nos émotions, nos sensations, nos intuitions et plus largement nos sentiments ; on est dans un univers sensible qui parle de notre monde intérieur et démontre parfois une certaine nostalgie du passé.

 

L’univers est constitué de ces quatre éléments qui circulent partout, maintiennent la vie, permettent son développement et assurent un équilibre. Il en est de même pour les êtres humains qui portent en eux ces éléments d’un point de vue énergétique et vibratoire ; ce qui traduit une manière de vivre et d’être au monde.

 

Je me souviens d’une conférence de Luc Bigé, astrologue, pour qui être FORT dans le sens véritable du terme, cela revient à intégrer et maintenir un équilibre entre ces quatre éléments.

#Agir #Construire #Dialoguer #Imaginer est peut-être le mantra de l’union qui fait la force !

Voici le lien vers le titre F.O.R.T des Chedid à écouter !

https://youtu.be/AUT2AHRin8E

 

Dora Maar et Picasso : une histoire d’aRTmour…

 

Quand Picasso rencontre Dora, le coup de foudre est immédiat. Il écrit : « il faisait tellement noir à midi, qu’on voyait les étoiles ». Elle écrit : « après Picasso, il n’y a que Dieu ».

 

Ils sont tous deux nés sous le signe du SCORPION. C’est-à-dire dotés d’une forte personnalité qui peut être tranchante, affirmés dans leur singularité, d’une grande intelligence, engagés dans les affaires de la politique. Ils sont magnétiques, séduisants et séducteurs, avec le même désir ardent d’une sexualité passionnelle, pulsionnelle, sans tabou. Ils ne sont pas insensibles au pouvoir qu’ils ont l’un sur l’autre. Ils se jaugent, ils s’affrontent, basculent dans un combat d’amour qui se nourrit de la souffrance qu’ils se procurent.

 

Dora est ce que peut être une femme Scorpion : une femme fatale, jalouse et possessive.  Avec un ascendant Balance, elle dégage de la beauté, elle est sensible à l’art, et la notion de couple est très importante pour elle. La relation amoureuse, la relation en général est un baromêtre de son équilibre intérieur. Elle peut possiblement vivre une relation de dépendance à l’autre. Dora est photographe d’art reconnue et remarquée avant de rencontrer Picasso qui lui enseigne la peinture. Elle arrête la photo.

 

Un Scorpion qui vit des amours tranquilles, ça n’existe pas. Un Scorpion a besoin de vivre avec intensité. Si l’intensité n’y est plus, il va distiller lui-même un peu de venin, juste un peu, c’est-dire créer une crise pour pimenter la relation. Il pousse l’autre dans ses retranchements pour tester l’authenticité de l’échange, la profondeur de l’engagement. Il va aller gratter là où ça fait mal, parce qu’il sent instinctivement ce qui se joue sur d’autres plans. Il a une énergie des profondeurs, il va chercher ce qui est caché pour l’amener dans la lumière. Le Scorpion est un alchimiste, il transforme autant qu’il se transforme.

 

Dix ans d’amours scorpioniques auront fini par plonger Dora dans une dépression profonde. Picasso lui offre une maison en cadeau de rupture. Elle s’y enferme pendant les 45 années qui suivront, jusqu’à sa mort. Elle ne verra plus jamais personne, vivant en recluse avec un auto-portrait de Picasso dans son salon. Elle a préféré vivre son nœud sud, qu’elle connaissait plutôt que son nœud nord, qui représente toujours une conquête.

 

De son vrai nom Théodora Markovitch, avait un chemin de vie qui parlait d’une profonde intériorité dans laquelle on se suffit à soi-même (nœud sud en Capricorne 4). Uranus conjoint au nœud sud, est venu ajouter une indépendance tellement farouche qu’elle engendre la solitude.

 

Alors que son nœud nord, l’autre chemin possible (celui qui amène à la plénitude et à la réalisation de soi) parlait d’une représentation sociale, d’un métier qui était l’expression d’une sensibilité artistique très personnelle (nœud nord en Cancer 10). On comprend qu’elle aurait dû poursuivre son métier de photographe pour retrouver un équilibre mental.

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Dora Maar, Autoportrait, 1930

Vous pouvez aujourd’hui aller voir l’expression de l’amour de Dora pour Picasso et le meilleure d’elle-même (son nœud nord) parce qu’il reste une trace de leur empreinte pour toujours : Dora a photographié toutes les étapes de la création de Guernica (8 mètres de long sur 4 mètres de haut) Picasso regarde ses photos au fur et à mesure pour avancer dans sa création, échange avec Dora. C’est la seule et unique fois qu’il laissera un regard extérieur alimenter son travail.

 

Vous pouvez voir le diaporama des photos prises par Dora au Musée Picasso à Paris, jusqu’au 29 juillet.

 

Laurence DECAUX – laurencedecauxastro@gmail.com

Foujita, l’essence du Sagittaire

Léonard Tsuguharu Foujita est né le 27/11/1886 à 4 h à Tokyo, est un artiste peintre français d’origine japonaise, digne représentant de son signe solaire : LE SAGITTAIRE.

Le symbole astrologique du Sagittaire est une flèche qui se propulse au loin.

L’exotisme l’attire inexorablement. Foujita, sa vie durant, n’a cessé de se propulser vers des territoires inconnus, d’autres cultures, d’autres langues. De 1910, l’année où il quitte le Japon jusqu’en 1960, cet aventurier a sillonné la planète sur tous les continents.

Selon lui : « Seule la force de l’art peut dépasser la barrière des nations et la différence des races du monde. Seulement elle, peut pénétrer le cœur de l’homme. »

Il produit une œuvre unique et novatrice qui est le fruit de son monde : l’estampe japonaise et d’un ailleurs : la peinture occidentale. Le Sagittaire est un homme de synthèse, il a la volonté de dépasser et de réconcilier les différences. Il relie les mondes, tout en n’oubliant pas d’affirmer son indépendance au passage. Ses toiles évoquent la transparence et la blancheur à une époque où tous pratiquent l’accumulation de matières et les couleurs vives.

Avec un enthousiasme forcené, une certitude intérieure inébranlable du but à atteindre, il réussit à convaincre son père (général-médecin de l’armée impériale !) de financer son départ pour une terre qui représente à ses yeux LA LIBERTE : la France. Le Sagittaire relève des défis, emporté par son allant et sa passion : rien de l’arrête.

A Paris, il rencontre Picasso le lendemain de son arrivée. Il s’enferme au Louvre pendant des mois, pour comprendre la peinture occidentale. Il part en Italie pour étudier Michel-Ange. Poussé par l’envie de sans cesse découvrir le nouveau, de comprendre aussi les codes de la société dans laquelle il s’intègre tout en y prenant sa place. il devient l’ami de Modigliani, Soutine, Matisse, Léger, et bien d’autres. Il sort, il est de toutes les fêtes. Le Sagittaire est social.

Son chemin de vie part d’un nœud sud en poisson 4 : un artiste original très libre qui mène une vie de bohème, qui dépense sans compter. Le Sagittaire est un signe de feu. Il a ses excès. Il offre à sa fiancée du moment une voiture décapotable dont le bouchon de radiateur est un bronze de Rodin !

Pour aller vers un nœud nord en Vierge 10 : un artiste inspiré et organisé ! Il se recentre, canalise sa créativité, dompte son énergie débordante, travaille beaucoup, produit beaucoup, vend ses toiles dans le monde entier, il les amène lui-même. Son soleil en Sagittaire étant dans la maison 2, la maison de l’argent : il avait l’ambition de se réaliser également dans ce domaine, tout en ayant conscience de sa propre valeur. Ce qui l’a aidé à aller en nœud nord : lieu de réalisation et d’abondance.

Entre temps, il a sculpté sa propre légende vivante : il a inventé sa coupe de cheveux unique, fabriquait ses propres vêtements, sa vaisselle !  Il a produit énormément d’œuvres avec une technique particulière qu’il était seul à pratiquer dont il protégeait le secret.

Vous pouvez aller découvrir cet artiste sagittaire fascinant au Musée Maillol à Paris jusqu’au 15 juillet.

Avant de plonger dans l’astrologie, j’aurais aimé…

Lorsque j’ai débuté l’apprentissage de l’astrologie, j’ai choisi une école, un courant de pensée, acheté de nombreux livres… je me suis abreuvé de tout un tas de connaissances, et tel Obélix, je suis tombée dans la potion magique !

Aujourd’hui, j’ai une bibliothèque bien remplie, un cerveau qui a emmagasiné des tas de connaissances… Je me suis aussi nourrie de ses rencontres qui ont façonné mon approche de cette discipline. Avec du recul, j’aurais aimé que l’on me conseille un seul livre : « Une astrologie pour l’Ere du Verseau » de Charles Vouga.

Cet ouvrage m’a permis non pas de comprendre la technique des planètes, des signes… mais de mesurer la philosophie et la grande sagesse qui se trament dans les coulisses de la mécanique céleste.

L’astrologie n’est pas ce que l’on pense, ce n’est pas l’influence simple des planètes sur l’Homme. Il n’y a pas une réaction unilatérale qui s’opère entre les planètes et les individus.

N’imaginons pas Cupidon tranquillement assis au coin de la rue sortant une flèche et l’envoyant dans notre direction pour permettre la rencontre amoureuse en sortant du métro ? Non, ça ne se passe pas comme ça… enfin sauf peut-être dans les contes de fées !

Pour Charles Vouga : « L’homme lui-même est un système solaire » dans lequel on évolue quotidiennement. Nous vibrons à l’unisson avec l’univers. Tout est en nous, le mouvement se fait autant de l’intérieur vers l’extérieur que l’inverse ! Quant à l’astrologie, elle nous donne des clés de lecture pour accéder à notre monde si singulier.

« Connais la Loi et tu seras libre », il nous enseigne aussi qu’il y a des Lois dans l’univers et il nous invite à les connaitre avec intelligence et cœur pour se libérer de ses souffrances : celui qui aime n’est plus sous la Loi.

Je vous souhaite à tous une brillante rencontre avec l’astrologie !