Indécision chronique

Grand soleil par la fenêtre, chouette je l’ouvre, vite je la referme et j’extrais en vitesse la pile de pulls de l’arrière du placard ou je l’avais enterrée.

Un oeil sur les nouvelles mais non, le bébé de Meghan n’est toujours pas là…

Incursion dans la cuisine, mon mug préféré prêt à se lover entre mes doigts, je tends la main vers l’étagère : café bio ou thé vert matcha? J’hésite…

Drôle de Printemps où tout balance et tout attend…

Objets inanimés, avez-vous donc une âme 7/L’assiette de pasta…

Pour la beauté de la chose, nous doterons cette assiette de pâtes de trois qualités : elle sera bio, gluten-free mais pas avec un goût relou pour autant, et issue du commerce équitable…

Elle est née du labeur conjoint de la Terre et des hommes.

Sa forme, un ruban plat, de taille moyenne, révèle ses secrets de fabrication : à l’origine il y a eu un sillon creusé dans la terre, puis un semis droit comme un i, un fauchage méthodique, un transport (court) routier, puis des opérations diverses de traitement du grain permettant la transmutation en farine. Laquelle farine fut mélangée en eau, pétrie, ‘’abaissée’’ et ‘’laminée’’ grâce à une de ces machines à fabriquer les pâtes : ainsi naquit la tagliatelle, fille du sillon. Tel père, telle fille : mêmement humble, mêmement rectiligne. Dans les clous, rassurante, la pasta.

La pâte non assaisonnée ne met nullement en appétit. Il faut l’art du cuisinier pour que la magie devienne visible. Accommoder, assaisonner, bref inventer ou réinventer à chaque fois le même geste. Faire des pâtes : rien de plus banal. Et en même temps, bien faire des pâtes, tout le monde le sait, requiert la maîtrise du geste et le désir de la beauté : la pâte peut-être vite trop cuite, ou pas assez, ou trop assaisonnée, ou ressembler à une perruque aplatie ou même… à un plat de vomi.

Simple, éprouvée par les siècles et par son universalité mais toujours ravissante dans tous les sens du terme, la pasta est un Taureau ascendant Taureau, n’en doutons pas !

« Quel signe se cache derrière…les héros de série ». 2/Piper Kerman

 

Dans la vraie vie, il est bien difficile de deviner le signe solaire de quelqu’un. Il a va tout autrement dans les séries, où les personnages sont souvent traités comme des épures de caractères…

Cette semaine, examinons le cas intriguant de Piper Kerman, fausse-vraie héroïne de la série chorale Orange is the New Black.

Pour la petite histoire, Piper Kerman existe, et la série est dérivée du récit autobiographique qu’elle a livré de son expérience en prison. Par conséquent l’histoire de ces détenues n’existe pas sans elle. Cependant, Piper Kerman n’est à aucun moment décrite comme un des personnages les plus forts de la série. On pourrait même dire le contraire : c’est une pleureuse, inconsciente de ses atouts, et à peu près toutes les stratégies qu’elle met en œuvre pour se sortir des ornières dans lesquelles elle s’est elle-même précipitée échouent lamentablement, sans qu’elle ne s’en rende d’ailleurs compte car il se trouve presque toujours une bonne âme pour lui sauver la mise. Dans un environnement où chaque atome d’autonomie gagné, volé, usurpé, peu importe, est la condition sine-qua-non du maintien de la dignité humaine, Piper, elle, n’aspire qu’à une chose, une seule : aimer et être aimée. De tous et de toutes et d’abord d’Alex.

Et pour cela elle est prête à absolument tout, ce qui, dans un contexte carcéral, peut mener, comme on l’imagine, assez loin… C’est évident : Piper Kerman est un Poisson.

Rita Hayworth, exquise et douloureuse Balance

Rita Hayworth, née avec un stellium (accumulation de planètes : Soleil, Vénus, Mercure, Lune noire, Nouvelle lune, Part de fortune) dans le signe de la balance.

LA DEESSE DE L’AMOUR (magazine « Life » – 1940)

La Balance est une artiste dans l’âme, elle a le sens du beau et de l’esthétique. Elle dégage elle-même quelque chose de beau, de séduisant, une douceur, une harmonie dans le corps, dans les traits du visage, dans le choix des vêtements qu’elle porte. Elle a de l’allure, de la classe, une élégance naturelle. Indéniablement elle a beaucoup de charme.

Les 6 premiers signes ont déployé leur individualité. La Balance (seul signe du zodiaque qui représente un objet) rencontre l’autre, la collectivité. C’est le signe du milieu, le point d’équilibre entre les 5 signes individualistes et les 5 autres signes collectivistes.

Elle est la garante d’un équilibre entre deux tendances qu’elle respecte avec impartialité. La Balance a la réputation de ne pas choisir, tout simplement parce qu’elle rompt un équilibre si elle le fait. Elle s’adapte sans cesse pour maintenir un échange harmonieux. Elle est le contre-poids, le diapason qui fait que l’ensemble sonne juste.

Elle cherche l’harmonie avec l’autre, l’équilibre entre elle et le monde. C’est dans la relation à l’autre qu’elle va dégager petit à petit ce qui lui appartient en propre, et la connaissance de qui elle est.

Cette relation constante, ce face à face permanent fait d’elle un miroir de projection et par extention la possibilité d’être le reflet d’une société toute entière. A cause de cela et de sa capacité à s’harmoniser à l’ambiance du moment, à l’air du temps, elle peut devenir une icône, un sex-symbole.

Pour se rendre compte du phénomène Rita Hayworth, il faut savoir qu’une expédition a enterré pour la postérité, au pied de la Cordillière des Andes, une copie du film « Gilda ». Film dans lequel, sensuellement, elle enlève… ses longs gants noirs, même pas les deux, un seul ! Scène mythique qui la fit exploser comme une bombe au sommet de l’érotisme au cinéma. Au sens propre comme au sens figuré. Les Américains iront jusqu’à baptiser du nom de Gilda une de leur bombe atomique !

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On vend aussi des disques gravés avec les battements de son cœur…

Un cœur qui « balance » en rythme. Elle se marie offiiciellement 5 fois et aime aussi beaucoup les acteurs avec lesquels elle joue. Son nœud sud en Gémeaux est un papillon mondain qui recherche le plaisir immédiat. Rita s’éparpille, elle plaît, elle séduit. C’est ce qui lui donne le sentiment de vivre.

On ajoute au cocktail (la Balance adore les cocktails…) un Mars en Sagittaire qui est une sacré énergie d’entousiasme, de conquête, par rapport à l’autre. Sa façon d’agir est impulsive, volontaire, ambitieuse. Elle ne fait jamais marche arrière, elle désire ardemment (à chaque fois !)

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Rita est Balance, ascendant Taureau, deux signes gouvernés par Vénus, la planète de la beauté, de l’amour, de l’argent. Avec un Soleil en maison 6 (maison du travail) et un ascendant Taureau, on sait qu’elle va travailler beaucoup et que ça ne sera jamais pour rien. Qu’il y aura chez elle, le goût de l’art de vivre et du luxe. Qu’elle s’attachera à bâtir une situation matérielle avec obstination et persévérance.

Elle gagne son premier salaire de danseuse à 13 ans. Elle a joué dans plus de 60 films. Dans un milieu masculin et machiste, elle réussit à créer sa propre maison de production, et impose un nouveau concept : la participation aux bénéfices d’un film.

A une époque où les starlettes vivent sous la férule d’un Directeur de studio qui décide de tout : du salaire, des tournages, et de leur « location » monnayée à d’autres studios.  Elles sont la « propriété » d’un homme tout puissant qui s’accorde le droit de les mettre au régime, de leur casser les mâchoires, de leur arracher les molaires pour creuser les joues, c’est tellement plus séduisant ! L’implantation de cheveux de Rita Hayworth descendait « trop bas » sur son front, on lui a détruit les racines à coup de séances de torture à l’électricité.

Rita endure, parce qu’un homme qu’elle aime a entrepris de faire d’elle une star. Parce que son père a entrepris de faire d’elle une danseuse. Parce que Orson Wells a entrepris de faire d’elle une actrice. Parce que le prince Ali Khan a entrepris de faire d’elle une Reine.

Elle ne se sent véritablement exister que dans la relation. Elle attend d’être choisie pour être révélée à elle-même.

Les choses se corsent chez Rita, parce qu’elle a un chemin de vie 1-7 (axe des nœuds lunaires) qui insiste et redit que la relation à l’autre est l’enjeu de son incarnation. Qu’il y a à comprendre qu’un rapport à l’autre est possible sans passer par un sacrifice de tout ou partie de soi. Que la relation n’est pas un affrontement, ni un combat, mais un échange dans lequel il est nécessaire de s’engager.

Quoi qu’ils fassent, les hommes la déçoivent. Même quand ils lui offrent un mariage en France « so chic », qu’ils lui refont une garde-robe chez Dior. Qu’ils remplissent la piscine de la villa nuptiale d’un parfum de Guerlain !

J’aurais voulu garder un ton glamour avec Rita Hayworth, mais malheureusement son thème révèle aussi une profonde blessure d’estime de soi et de sa valeur qui attendait réparation. Une blessure tellement grave qu’elle empêche la rencontre véritable parce qu’elle pense au fond qu’elle ne vaut rien et qu’elle n’a rien à donner. Alors elle attend de l’autre qu’il donne pour deux, qu’il répare la blessure immense, qu’il prenne soin d’elle, qu’il la mette au centre de toutes ses attentions. Mais ce n’est jamais suffisant bien sûr parce qu’avant de pouvoir aimer quelqu’un il fallait commencer par s’aimer soi-même.

Il y a pourtant un endroit où sa relation de couple est des plus harmonieuses. Revoyez ses films avec Fred Astaire et Gene Kelly, l’accord y est parfait. Il n’y a pas un seul faux pas dans cette relation idéale de cinéma. Elle était réellement une DEESSE quand elle dansait. (Ô toi ma charmante ! L’amour vient en dansant, La Reine de Broadway).

 

Laurence Decaux

 

Séraphine, des anges et des tableaux

 Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, née le 3 septembre 1864

 

Séraphine a perdu sa mère le jour de son 1er anniversaire et son père pour ses 7 ans. Elle s’est alors tournée vers un père et une mère célestes et a pris l’habitude de communiquer avec eux. Aussi, quand les Anges sont venus lui dire à elle, la domestique, qu’il fallait qu’elle peigne pour la Vierge Marie, elle s’est exécutée.

 

Elle est allée chercher de la peinture ripolin blanche à la droguerie du village, du sang chez le boucher, des fleurs dans les champs, elle a fait bouillir des bettraves et des oignons. Elle a fait ce qu’elle pouvait avec ce qu’elle avait. Née sous le signe de la Vierge, elle a le génie de la récupération. Elle n’aime pas le gaspillage. Elle est débrouillarde. Elle sait trouver une utilité aux choses et faire des assemblages qui tiennent la route. Elle peut faire des merveilles avec peu.

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On croit qu’il y a tout de même quelques traces de peintures à l’huile. Mais personne n’a pu percer le secret de fabrication de sa peinture qui se conserve comme aucune autre. Ses toiles ont un aspect solide et ciré sans contenir de vernis !

Quand une Vierge fait quelque chose, elle le fait parfaitement !

Les tableaux de Séraphine sont une surabondance de fleurs, de fruits, de plumes, de graines dans une impression de  fourmillements, d’amoncellement de détails, qui grouillent de vie. On devine en les regardant qu’ils sont le produit d’une activité soutenue, minutieuse, organisée. Et que Séraphine n’a pas reculé devant l’ampleur de la tâche, ses tableaux atteignant deux mètres de haut.

 

La Vierge est du genre petit à petit en toute modestie, et puis un jour on se rend compte que ce qu’elle a accompli est en fait aussi grand que « la reconstitution d’un brontosaure entier en partant d’un tout p’tit bout de clavicule » (comme Jacques-André Bertrand le remarque avec beaucoup d’humour dans son livre : Le chagrin de la Balance et autres signes).

 

La Vierge est ainsi faîte, elle travaille sans relâche, à la production de quelque chose d’utile. L’ascendant Lion de Séraphine n’est pas pour rien dans sa production artistique, dans son affirmation personnelle, dans sa confiance en elle pour accomplir quelque chose qui lui était totalement inconnu.

Sans cet Ascendant plein d’assurance, une Vierge a une grande humilité et une vague inquiétude quant à sa valeur.

Ce qui est certain avec ce signe, c’est que ses pensées prendront une forme concrète, s’inscriront dans une réalité. Objectivement consciente des limites, elle est économe et prudente parce qu’elle est prévoyante. Elle sépare le bon grain de l’ivraie, le sain du malsain, l’objet utile de celui qui ne l’est pas.

Elle ajuste, elle améliore, elle corrige les excès, elle met en ordre son monde intérieur et le monde extérieur, de sorte que tout soit à sa place. Elle est « habile » avec sa pensée et avec ses mains. Elle cherche à utiliser au mieux ses potentiels, à optimiser ses capacités. Elle a une logique rationnelle, qui cherche la cohérence, l’amélioration, la mise en ordre, le juste, le pur, l’exact, l’essentiel.

Dans l’énergie virginienne trépidante de ce mois de septembre, accordez-vous une respiration en allant voir les tableaux de Séraphine au musée d’art et d’archéologique de Senlis. Offrez-vous un moment hors du temps en vous promenant dans les ruelles de ce village plein de charme. Vous pouvez aussi regarder le film « Séraphine », l’un des plus beaux rôle de Yolande Moreau, fabuleuse comédienne ascendant Vierge.

 

Ma nouvelle saga : « Quel signe se cache derrière…les héros de série ». 1/Tony Soprano

Dans la vraie vie, il est bien difficile de deviner le signe solaire de quelqu’un. Il a va autrement dans les séries, où les personnages sont souvent traités comme des épures de caractères…

 

Cette semaine, examinons le cas paradoxal du plus attachant des maffieux : Tony Soprano.

Tony Soprano, héros incontesté de la série éponyme Les Soprano, est un gangster à la papa, un maffieux iconique, un fils spirituel de Tony Montana – l’emprunt du même prénom ne doit évidemment rien au hasard.

Les histoires de mafia sont toujours des histoires de famille. Ou, plus précisément, les histoires de mafia racontent toujours la même histoire, qui est aussi l’histoire racontée d’ailleurs par les tragédies grecques, à savoir : peut-on échapper à son propre destin, lequel est conditionné par la famille d’origine ? (spoiler alert : la réponse est non.)

Ce qui distingue Tony Soprano du Tony Montana de Brian de Palma, c’est l’affect. Les affects, plutôt. Car, et la série s’ouvre ainsi, Tony Soprano souffre de crises de panique. Disons-le car c’est ce qui fait le sel de la série : Tony Soprano est un caractère plutôt primaire – cela dit, dans la série, il y a pire que lui, à commencer par sa femme Carmela par exemple…-, qui se retrouve en proie à des affects complexes, et en l’occurrence un colossal conflit entre son métier, lequel, rappelons-le, n’est pas un métier choisi mais un métier hérité de la tradition familiale, et son désir le plus profond, qui est de protéger sa famille (et de vivre peinardement avec).

Or comment protéger sa famille lorsque son activité consiste principalement à tenter d’éliminer une famille adverse qui, par conséquent, tente avec la même constance d’éliminer votre propre famille ?

Ainsi chaque action entreprise par Tony Soprano met en péril sa propre construction familiale. On comprend que ce soit psychiquement fatiguant. Résultat, il s’effondre et n’aspire qu’à une chose : être délesté de ses responsabilités.

Parce qu’au fond, Tony Soprano n’est heureux que lorsqu’il regarde ses canards, qui, parce qu’ils jouissent d’une totale liberté de mouvement, symbolisent pour lui le bonheur.

Tony Soprano, c’est évident, est un Verseau contrarié, mais un Verseau tout de même…

Vous me suivez toujours?

Vous avez vu?

Vous avez lu?

Chaque semaine je pense à vous avec l’horoscope et le numéroscope de ELLE.

ELLE marie gardaire

 

 

Je peaufine, je mâchonne, je cherche à faire ressortir LE bon conseil, rien que pour vous… J’en jette des pages! Si j’écrivais sur papier, je serais à la tête d’une montagne de boulettes et mon chat serait le roi de la descente en slalom 🙂

En tout c’est un plaisir, alors j’espère que pour vous aussi.

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Marie

 

 

Objets inanimés avez-vous donc une âme 6/ Les lunettes de soleil oversize

Avec tous les bémols que chantait Isabelle Adjani dans le sublime Pull Marine de Gainsbourg,

 

 

…. les verres fumés servent réellement à dissimuler le regard (et les rides et la nuit trop courte et l’humeur trop sombre – ou trop joyeuse : on en a vu qui, lors d’enterrements, dissimulaient des fous-rires derrière des Ray-Ban).

Mais il est vrai que la chose que les lunettes de soleil ne dissimulent pas, c’est le fait que quelque chose doive être dissimulé.

 

Revenons tout de même à la base de la chose : les lunettes de soleil, avant tout, protègent contre les rayons du soleil.

Qui aveuglent, brûlent la rétine de l’imprudent, sont vecteurs des abominables radicaux libres, eux-mêmes responsables de quasi toutes nos dégénérescences cutanées.

Le soleil qui éclaire et ce faisant, crée l’ombre, car il n’y a qu’à midi que le soleil écrase tout. Le soleil crée les contrastes : il révèle les choses.

Se garder du soleil via les lunettes, c’est refuser l’accès le plus évident à la lecture de ses émotions, mais c’est aussi refuser la révélation parfois tranchée du réel. Oversize, c’est évident, la protection s’étend. Mais elle dévoile aussi autre chose : une envie d’exister tout en étant caché.

Une référence, aussi, à ces stars dont l’aura serait tellement immense qu’elle aurait besoin d’être tempérée derrière de gigantesques verres.

Vecteur de dissimulation et de secret et en même temps hyper-présentes et hautement référencées dans nos imaginaires modelés par Hollywood, et, plus globalement, les discours des marques, ces lunettes de soleil oversize seraient Cancer ascendant Sagittaire que je n’en serais pas plus étonnée que cela !

 

 

 

 

Nefelibata?

 

Il y a quelques jours, j’ai découvert le mot « nefelibata » qui m’a interpellée. Curieuse, j’ai décidé de mener l’enquête et je vous partage le fruit de ma trouvaille.

Ce mot d’origine portugaise décrit un homme ou une femme perché sur la lune, bref, un être humain qui rêve encore plus que les autres…

Définition et traduction :

(n.) lit. « cloud walker« ; one who lives in the clouds of their own imagination, or one who does not obey by the conventions of society, literature, or art

(n.) allumé « marcheur de nuages »; celui qui vit dans les nuages ​​de sa propre imagination, ou celui qui n’obéit pas aux conventions de la société, de la littérature ou de l’art

 

Je comprends mieux pourquoi ce terme a retenu toute mon attention. En astrologie, la lune est un élément clé, tout comme le Soleil, on dit qu’ils sont à la fois inséparables et complémentaires. L’un éclaire le jour avec sa puissance et sa chaleur, l’autre brille la nuit avec douceur et subtilité.

En tant qu’objet céleste diurne, elle est active la nuit et décrit notre inconscient / notre psyché, elle décrit nos besoins les plus profonds, nos désirs, nos états d’âmes, nos peurs, nos angoisses, nos souvenirs, notre mémoire archaïque.

La lune décrit notre sensibilité, notre plan émotionnel et notre rapport à la mère, à la matrice divine qui porte, met au monde, nourrit et fait grandir son enfant.

Parler de la lune revient à parler du signe du Cancer aussi car ils sont tous deux « amis ». Les personnes nées sous ce signe sont de nature sensible, intuitive et ultra réceptive. On dit parfois qu’elles ont réussi à conserver leur âme d’enfant… Cette période pendant laquelle on passe son temps à s’amuser, à inventer des jeux, à (se) raconter des histoires à dormir debout, à jouer dans les bois, à regarder des dessins animés, à se déguiser, cette période propice à rêver sans limites dans laquelle se construit notre imaginaire.

nefelibata » c’est donc un être humain mais qui rêve encore plus que les autres… qui porte un regard plein d’émotions et de merveilleux, mais chuuuut ne les réveillons pas ce sont des êtres créatifs qui savent mieux que personne ré-enchanter le monde !

Gabriel Cheurf est de ceux-là ! Son premier EP  intitulé “Nefelibata” décrit le cheminement d’un homme plongeant dans cet état d’endormissement. Atteint du syndrome de déréalisation, Gabriel s’est mis à écrire pour conjurer le sort. Dans une interview, il dit que “c’est un état dans lequel on ne distingue pas trop la réalité du rêve. On a l’impression d’être dans un monde dénué de sens tout le temps.”  

 

Ecouter l’EP « Nefelibata »  https://soundcloud.com/draumr/nefelibata