L’art du Kintsugi

Le Kintsugi (金継ぎ) est un art japonais. Son but est de réparer les céramiques brisées, avec de l’or. L’histoire raconte, qu’au 15e Siècle un Shogun cassa son bol à thé préféré et le renvoya en Chine pour le faire réparer. Mais la réparation opérée avec des agrafes ne convint pas et les artisans japonais furent donc chargés de trouver un autre moyen plus esthétique.

Ils empruntèrent la technique de la laque japonaise à laquelle ils ajoutèrent de l’or. La laque (Urushi en japonais) est à l’origine une sève issue d’un arbre qui pousse au Japon, en Chine et en Corée.

            L’idée avec le Kintsugi n’est plus de réparer simplement l’objet, mais aussi d’accepter les imperfections et de mettre en valeur les fractures.

Il ne sera plus comme avant. Les fractures ne sont pas cachées mais soulignées avec de l’or. La noblesse du matériel utilisé amène aussi une autre idée, c’est que la céramique a acquis quelque chose de plus. Elle est plus belle qu’avant, plus chargée d’histoire.

L’accident a été réparé, dépassé et les lieux des anciennes fractures apparaissent au grand jour, pleinement assumés et valorisés. La pièce peut maintenant continuer sa vie.

Il y a là un processus alchimique. Ce n’est pas un simple rafistolage.

Il est arrivé quelque chose, et il s’agit d’accompagner l’objet vers une autre naissance puisque de toute manière il ne sera plus jamais “comme avant”.

Il sera… autrement, en ayant intégré quelque chose de plus.

Histoires de Nasrudin…

Personnage issu de la tradition orale, d’une zone géographique qui s’étend de l’Asie centrale au Proche Orient, Nasrudin est un personnage inclassable.

Fou, sage, idiot, calculateur, il apparaît sous tous les traits nécessaire à ses histoires.

En voici une, plutôt savoureuse.

« J’éloigne les tigres »…

Nasrudin jette des miettes de pain par poignées autour de chez lui. Un ami qui passe par là et l’observe, lui demande :

« Ecoute Nasrudin, je comprends pas. Pourquoi jettes-tu du pain ainsi?

-Tu vois, c’est simple, j’éloigne les tigres

-Mais il n’y a pas de tigres par ici!

-Et oui, c’est que ça marche! »

Churchill Combatif? Nœud Nord en Bélier 8!

Plusieurs films sont sortis récemment sur Churchill et la période (seconde guerre mondiale) au cours de laquelle cet homme a pris une toute autre dimension.

A la suite du film “Les Heures sombres”, je me suis demandé ce que révélait son thème, notamment par rapport à son extraordinaire combativité.

Il a son Noeud Nord en Bélier 8. C’est quelqu’un qui doit prendre des risques, sans réflexion, se jeter en avant tête baissée, combattre, c’est quelqu’un qui se révèle dans l’action, dans un challenge impossible.

L’enjeu pour lui est de toucher un profond élan de vie, la spontanéité et l’impulsivité, d’être prêt à tout, à tous les risques, à tous les sacrifices, d’arrêter de tergiverser, d’initier une rupture avec la paralysie ambiante, de réveiller une pulsion de vie, de trouver une forme de jouissance dans le combat, presque une violence de vivre.

Il n’y a plus qu’un face à face avec la notion de vie même et de préservation de celle-ci, en quittant une forme excessive et mortifère de sécurité.

Ce qu’il avait bien compris au niveau politique puisqu’à la suite des accords de Munich il proclame : “Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre.” On pourrait dire autrement que le conflit est parfois nécessaire, vital même.

Avec la conjonction à Neptune, dès qu’il touche cette énergie, il devient incroyablement inspirant comme s’il incarnait la combativité à lui tout seul.

Enfin, Churchill nous donne une très belle interprétation de son Noeud Nord en Bélier 8 dans ses discours de 1940, à un moment où l’Angleterre est presque à genoux.

 

Extrait du discours du 13 Mai 1940

 » Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur « .

Nous avons devant nous une épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance.

Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà notre politique.

Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de survie. »

 

Extrait du discours du 4 Juin 1940

Nous irons jusqu’au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec toujours plus de confiance ainsi qu’une force grandissante dans les airs, nous défendrons notre Île, peu importe ce qu’il en coûtera, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines ; nous ne nous rendrons jamais