Ma nouvelle saga : « Quel signe se cache derrière…les héros de série ». 1/Tony Soprano

Dans la vraie vie, il est bien difficile de deviner le signe solaire de quelqu’un. Il a va autrement dans les séries, où les personnages sont souvent traités comme des épures de caractères…

 

Cette semaine, examinons le cas paradoxal du plus attachant des maffieux : Tony Soprano.

Tony Soprano, héros incontesté de la série éponyme Les Soprano, est un gangster à la papa, un maffieux iconique, un fils spirituel de Tony Montana – l’emprunt du même prénom ne doit évidemment rien au hasard.

Les histoires de mafia sont toujours des histoires de famille. Ou, plus précisément, les histoires de mafia racontent toujours la même histoire, qui est aussi l’histoire racontée d’ailleurs par les tragédies grecques, à savoir : peut-on échapper à son propre destin, lequel est conditionné par la famille d’origine ? (spoiler alert : la réponse est non.)

Ce qui distingue Tony Soprano du Tony Montana de Brian de Palma, c’est l’affect. Les affects, plutôt. Car, et la série s’ouvre ainsi, Tony Soprano souffre de crises de panique. Disons-le car c’est ce qui fait le sel de la série : Tony Soprano est un caractère plutôt primaire – cela dit, dans la série, il y a pire que lui, à commencer par sa femme Carmela par exemple…-, qui se retrouve en proie à des affects complexes, et en l’occurrence un colossal conflit entre son métier, lequel, rappelons-le, n’est pas un métier choisi mais un métier hérité de la tradition familiale, et son désir le plus profond, qui est de protéger sa famille (et de vivre peinardement avec).

Or comment protéger sa famille lorsque son activité consiste principalement à tenter d’éliminer une famille adverse qui, par conséquent, tente avec la même constance d’éliminer votre propre famille ?

Ainsi chaque action entreprise par Tony Soprano met en péril sa propre construction familiale. On comprend que ce soit psychiquement fatiguant. Résultat, il s’effondre et n’aspire qu’à une chose : être délesté de ses responsabilités.

Parce qu’au fond, Tony Soprano n’est heureux que lorsqu’il regarde ses canards, qui, parce qu’ils jouissent d’une totale liberté de mouvement, symbolisent pour lui le bonheur.

Tony Soprano, c’est évident, est un Verseau contrarié, mais un Verseau tout de même…

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